Les députés du Front des Forces Socialistes ont rejeté l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, adopté aujourd’hui 8 octobre 2017, par l’APN.

Les députés du FFS considèrent que la crise nationale est d’abord une crise politique et de gouvernance qui a dégénéré en crise économique et financière.

La corruption, la gabegie et la médiocrité colonisent l’Etat et réduisent la gouvernance à un pur phénomène de gestion du statu quo.

Les députés du FFS considèrent que le financement non conventionnel est une technique qui ne peut être efficace que dans un contexte de gouvernance efficace soumise à la reddition de comptes, à une justice indépendante et à des contre-pouvoirs institutionnels performants.

Toutes ces conditions sont absentes et rendent totalement inopérantes les mesures de prétendu contrôle exercé dans le cadre d’une gouvernance qui a échoué au temps de l’aisance financière et qui va gâcher ce qui reste de souveraineté, de stabilité et d’opportunités de redressement de notre pays.

Une situation qui met en péril la cohésion sociale, les richesses nationales et menace gravement ce qui reste de la souveraineté nationale.

L’Algérie a les moyens humains et matériels de sortir de la crise si elle réunit les conditions d’une bonne gouvernance qui ne peut être assurée que par un consensus national qui rassemblerait les Algériens autour d’un véritable Projet de développement national.

C’est une tromperie que de faire croire que l’Etat social promis par Novembre 54 est juste une question de maintien des subventions. L’Etat social ne peut se réaliser que dans le cadre d’un Etat de Droit qui mette fin à la corruption, au gaspillage et à la Hogra.

C’est à ces seules conditions que l’Algérie pourra retrouver le chemin de l’espoir, du développement par le travail et la justice.

 

P/ Le groupe parlementaire du FFS

Le chef de groupe, Chafaa BOUAICHE