Le Front des Forces Socialistes a pris part aux activités commémoratives du 20ème anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes. A Beni-Douala, une délégation du FFS s’est recueillie devant la tombe du chantre de la démocratie et de l’identité, elle a été conduite par Ali Laskri, coordinateur de l’Instance Présidentielle, Hakim Belahcel, membre du comité d’éthique, des secrétaires nationaux, des parlementaires, le président de l’APW de Tizi-ouzou, Youcef Aouchiche, des membres de la CAF des élus locaux et des militants du parti.

Interrogé par la presse, Ali Laskri a réitéré la revendication du FFS exigeant que vérité soit faite sur l’assassinat de Matoub, ce dernier représente pour l’Algérie entière, un symbole de combat pour la démocratie, les droits politiques, linguistiques, culturels et identitaires. « L’assassinat de Matoub Lounes est à inscrire sur le registre des nombreux assassinats politiques perpétrés en Algérie, Abane Ramdane, Ali Mecili, et M’barek Mahiou, assassinats sur lesquels les Algériennes et les Algériens à ce jour, n’ont pas l’entière vérité» avait déclaré Laskri à une question d’une journaliste. La délégation du FFS s’est également rendue à Tala Bounan, lieu de l’assassinat de Matoub Lounes, le 25 Juin 1998.

En 1998, et en réaction à l’assassinat de Matoub, Hocine Ait Ahme avait déclaré : « Je suis révulsé par ce meurtre abominable. On a supprimé un homme emblématique, un homme de conviction. on a endeuillé une famille et toute une région. Le meilleur hommage à lui rendre doit être pacifique et non violent, un hommage digne parce que Matoub Lounès était un homme de dignité. Bien sûr, cet assassinat ne pouvait que déboucher sur une réaction populaire très forte, parce qu’il représentait quelque chose d’extrêmement puissant. Il y avait un rapport magico-mystique entre lui et la population. Et pas seulement avec les kabyles. Une sorte d’attachement à l’artiste qui sait trouver les mots pour exprimer les idées, les sentiments d’une population, de toute une jeunesse. Son désespoir, ses frustration, son courage ».