Front des Forces Socialistes

Instance Présidentielle

Appel aux jeunes

Vous qui avez subi les carences du système éducatif au point que des centaines de milliers d’entre vous ont été exclus de l’Ecole ou de l’Université, sans diplôme et sans possibilité de réinsertion par la formation. Vous êtes les premières victimes du chômage, la moitié d’entre vous y compris les diplômés se trouvent aujourd’hui sans emplois.
L’exil, la harga, la hogra, la drogue, le suicide, la criminalité, l’émeute sont les réactions de beaucoup de jeunes à cette situation.
Il existe une autre voie pour sortir de ce cauchemar. Transformez en action politique cette haine du pouvoir responsable de tous vos maux. Adhérez aux forces politiques démocratiques d’opposition et aux mouvements sociaux autonomes pour mettre fin à ce système qui vous marginalise et qui ne vous offre aucune perspective d’amélioration.
Soyez les artisans du changement de régime.

S’engager
S’engager ne veut pas dire forcément adhérer à un parti. On peut aussi rejoindre les syndicats estudiantins autonomes, les sections locales des syndicats indépendants, activer dans des associations non gouvernementales et en créer d’autres dans tous les secteurs possibles, investir les quartiers, les villages et les réseaux sociaux par toutes sortes d’initiatives citoyennes (sociales, culturelles, environnementales). C’est comme cela que vous assumerez votre responsabilité historique. Il faut imposer votre propre agenda politique et vos choix d’avenir, comme l’ont fait feu Hocine Aït Ahmed et ses camarades à partir des années 1940 alors qu’ils n’avaient qu’une vingtaine d’années en moyenne.

Exploiter l’héritage de Hocine Ait Ahmed

Pour contribuer à la sauvegarde de l’Algérie, il faudrait imposer une vraie réconciliation nationale – une idée «éternelle» de Si L’Hocine- récemment relancée par la proposition du FFS pour la reconstruction d’un consensus national et populaire– qui pourrait permettre à notre pays de sortir de la crise multidimensionnelle qui menace sa cohésion sociale et son unité territoriale, et d’instaurer un Etat de droit démocratique et social.
C’est une initiative remise à jour de plusieurs propositions et d’occasions ratées pour l’Algérie depuis l’indépendance. Il n’y a que le contexte et le nom qui changent, le fond, lui, reste le même : l’accord FFS-FLN en 1965, la Rencontre de Londres en 1985, la Plateforme de Rome (Saint-Egidio) en 1995 et l’Initiative des trois en 2007.

Vous, jeunes algériens, quelles que soient vos couleurs politiques et vos convictions idéologiques, vous devez crier haut et fort que vous voulez une sortie de crise pacifique en soulignant l’urgence de réunir autour d’une même table, tous les acteurs concernés, sans préalable et sans exclusive dans l’unique objectif est de se mettre d’accord sur l’essentiel. C’est-à-dire la défense d’une Algérie unie, indépendante et souveraine et la construction d’un Etat de droit démocratique et social.

Démocratiser le pays

C’est désormais une question vitale pour notre pays. Pour honorer le sacrifice des générations qui vous ont précédé et qui ont conduit à la libération du pays, c’est à votre génération que revient la responsabilité de poursuivre ce combat pacifiquement pour instaurer un Etat de droit démocratique et social selon la Déclaration du 1er Novembre et de la Plateforme de la Soummam,
Pour ce faire, vous, jeunes algériens devraient être sur le front du combat politique dans les villages, dans les quartiers, dans les universités , pour sensibiliser les citoyens sur leurs droits fondamentaux à la fois politique, économique, social, culturel et environnemental, et les faire adhérer à la construction d’une alternative démocratique et à l’avènement de la 2ème république, pour obtenir ces droits.

Pour vous, jeunes algériens – chômeurs, ouvriers, techniciens, étudiants, universitaires, cadres de l’Etat, tous fiers de votre appartenance algérienne, l’idéal d’Aït Ahmed n’est pas mort avec lui. Il restera un repère à suivre lorsque vous vous déciderez à agir en ne privilégiant que l’intérêt national. Agir vite car il y va du devenir de notre pays, de votre avenir et de celui de vos enfants. Vive l’Algérie démocratique et sociale.

Gloire à nos martyrs de la révolution et de la démocratie.