Chers camarades, chers amis, aimable assistance

Salam alikoum, azul fellawen, bonjour

Notre parti, le Front des Forces Socialistes organise les assises sociales avec différentes thématiques touchant aux questions économiques et sociales de l’heure.

Nous souhaitons que cette rencontre soit une occasion idoine pour nous imposer une vision rétrospective, critique et constructive, afin d’engager une perspective nouvelle, objective, rendue nécessaire par la situation socio-économique de notre pays. Il s’agit de tracer des objectifs stratégiques d’avenir, dans une conjoncture politique plus contraignante que jamais.

Il est nécessaire de s’investir pour apporter nos idées, nos expériences et surtout nos propositions qui structurent une vision économique consciente, partagée, consensuelle et démocratique à l’effet d’assurer le progrès social.

Chers camarades, chers amis

Au FFS, nous considérons que la démocratie économique est le prolongement de la démocratie politique. Pour cela, nous sommes convaincus que le marasme est le résultat de l’absence d’une volonté politique véritable.

Cette situation est la conséquence du statu quo politique actuel, intenable, empêchant toute alternative crédible.

Sur le plan politique, il y’ a un problème de légitimité des institutions qui ne date pas d’aujourd’hui. Le peuple algérien post indépendance n’a pas exercé librement son droit à l’autodétermination. Les élections n’ont jamais permis l’émergence d’institutions réellement démocratiques représentatives de la population.

Le régime instaure le statu quo et l’impasse politique, prolongeant les incertitudes sur l’avenir et le devenir du pays.

Cette situation est aggravée par la gestion bureaucratique des institutions, causant une fracture entre l’état et les citoyens.

Comment arriver aujourd’hui à construire un état démocratique, un état de droit et des institutions légitimes ?

Comment arriver aujourd’hui à concrétiser ce rêve quand le quotidien des algériens et des algériennes est rendu insupportable par la mauvaise gouvernance, la bureaucratie et la centralisation asphyxiante de l’état algérien ?

La crise économique accentue les inégalités, les injustices sociales et les frustrations des populations, dont l’émeute est devenue  l’unique moyen d’expression sociale.

Cette situation fait planer le spectre de la violence généralisée et d’une situation incontrôlable, dont le pouvoir portera seul l’entière responsabilité.

La situation de tension dans plusieurs wilayas du pays, résultat de l’échec d’un système de gouvernance et de la distribution inéquitable des richesses nationales, constitue une menace réelle sur la cohésion nationale.

Chers camarades, chers amis

Le contexte actuel est marqué par des déséquilibres macroéconomiques et un état de délabrement avancé de notre économie, conséquence d’une gestion non concertée, centralisée, sur le fond  d’une volonté d’abandon du caractère social de l’état et de consacrer une libéralisation sauvage  en contradiction avec les objectifs de notre glorieuse révolution.

En Algérie, les décisions économiques prises par le régime ne servent que son agenda politique et le maintien incertain de la paix sociale. L’inflation galopante fait courir au pays  une dangereuse explosion sociale.

Par ailleurs l’ampleur du commerce informel reflète la faillite de l’organisation commerciale et l’existence de réseaux de recyclage de la masse monétaire excédentaire.

La responsabilité de cette dangereuse situation incombe au pouvoir, car elle découle de sa gestion autoritaire,  non participative et non consensuelle, ce qui approfondit les injustices, la hogra et le mépris.

Chers camarades, chers amis

La politique sociale de l’état n’est pas conçue pour assurer un progrès social au contraire  elle se caractérise par une couverture sanitaire catastrophique, une sécurité sociale désastreuse et une politique d’emploi obsolète et dépassée. Tout cela, sous la restriction du droit des travailleurs, par la remise en cause du droit de grève, multiplie des obstacles contre les syndicats autonomes sous prétexte de la non représentativité afin de les empêcher d’assurer leurs droits socio-économiques.

La situation dégradante de différents secteurs, l’éducation, l’université, la santé, qui ne répondent pas aux besoins des citoyens, et n’offrent pas les conditions d’une vie décente.

Il suffit d’une averse, d’un orage pour mettre à nu l’incurie de ce régime, il suffit d’une épidémie pour mettre à nu son système de santé.

Cette situation influe négativement sur l’avenir de notre peuple notamment notre jeunesse. Une jeunesse exclue, une jeunesse marginalisée, sans horizons et sans espoir d’un avenir meilleur.

Chers camarades, chers amis

Nous considérons au FFS qu’il n’y aura pas de progrès social sans démocratie, que l’alternative socio-économique n’est possible que dans le cadre d’une alternative politique et d’une économie sociale de marché.

Que la solution est dans  une économie productive et diversifiée dans le cadre de l’état social.

Que la santé des Algériens et des Algériennes ne peut être assurée que dans le cadre d’un système de santé intégré et décentralisé.

Que la considération et l’amélioration du système de sécurité sociale est vitale pour la dignité des Algériens et des Algériennes.

Qu’il est urgent de renforcer la  retraite fortement menacée actuellement sous le prétexte d’une caisse nationale de retraite déficitaire.

Qu’il faut traiter le problème d’emploi comme élément fondamental de la cohésion sociale.

Qu’aucune sécurité énergétique n’est possible sans transition énergétique vers les énergies renouvelables.

Chers camarades, chers amis

Face à un régime qui fait tout pour maintenir le statu quo, Le FFS milite pacifiquement pour  le changement et la construction d’un état démocratique et social.

Le FFS est déterminé à lutter au côté des Algériennes et des Algériens pour la réalisation de leur prospérité économique, et construire avec eux et avec elles le progrès social, loin des politiques conjoncturelles, mais dans la cohérence, la transparence et la solidarité nationale.

C’est là la finalité de notre stratégie de développement économique et social.

Au FFS, nous continuerons à militer pour des institutions souveraines, représentant les aspirations du peuple.

Le FFS est plus que jamais convaincu qu’une alternative est possible dans notre pays, par la reconstruction d’un consensus national et populaire, car le peuple est la source de toutes les légitimités.

Au  FFS  nous continuerons à militer pour  l’élection d’une assemblée constituante, clé de voute de l’instauration de la deuxième république.

 

Vive l’Algérie

Vive le FFS

Gloire à nos martyrs.