Le Front des Forces Socialistes, a lors des assises sociales, invité les représentants des syndicats, des associations, des militants des droits de l’Homme et des acteurs de la société civile. La parole leur a été donnée à l’effet de participer au débat sur la situation économique et sociale du pays.

Dziri : Oui pour un consensus national

Le président du bureau national de l’Unpef, Sadek Dziri, a estimé que la situation économique et sociale est en dégradation palpable. Pour lui, il n’y a de solution que dans un dialogue inclusif et rassemblant tous les acteurs vifs de la société, partis politiques, syndicats, associations, et acteurs de la société civile. La finalité de cet accord selon M.Dziri, c’est d’arriver à des solutions consensuelles autour de tous les problèmes que les Algériens et les Algériennes rencontrent.

Boudiba : Pour le droit de faire grève

Messaoud Boudiba, porte- parole du CNAPESTE, a dénoncé la répression qui s’abat sur les syndicats autonomes, qui se retrouvent étouffés par les mesures imposées à leur encontre. Le droit de grève, reconnu universellement, est en phase d’être bafoué en Algérie, et l’exercice syndical de plus en plus menacé. Le salut selon lui est dans la mobilisation des syndicats, qui forts de la solidarité de l’opposition démocratique, sauront créer un rapport de forces favorable au changement.

Achour : Halte au bradage du service public

Le secrétaire général du CLA, Idir Achour, n’est pas allé dans le dos de la cuillère pour dénoncer un état de fait, qui veut que les disparités sociales deviennent de plus en plus criardes, que l’emploi précaire de plus en plus courant, et que les citoyens et les citoyennes sont condamnés à vivre dans une situation sociale dégradante. « Trouvez-vous normal que l’école et la santé publiques soient dépourvues des moyens humains et matériels essentiels à l’exercice de leur mission ? » a-t-il dénoncé.

 Ait Khelifa : Le FFS, tribune de la libre expression

 

Le représentant du syndicat autonome des communaux, M.Ait Khelifa a tenu à exprimer sa reconnaissance quant au travail qu’effectue le Front des Forces Socialistes en direction des mouvements sociaux, et sa solidarité indéfectible avec les syndicats autonomes.

Me Benissad : La solution est dans la démocratie 

Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, Maitre Noureddine Benissad, a dénoncé une situation marquée par le déni des droits, politiques, socio-économiques et culturels. Il a fait remarquer que le pouvoir ne cesse de marteler que le pays vit une phase de transition, depuis l’indépendance à nos jours.

La corruption, la dilapidation des richesses caractérisent la situation actuelle, qui ne pourra s’améliorer que sous un régime démocratique respectant les droits et les libertés individuelles et collectives.

Ouicher : Pour un sursaut de la société civile

Le secrétaire général de l’association RAJ, Ouicher Farid, a tenu à remercier le FFS pour avoir élargi les espaces de libre débat aux syndicats et aux associations, à la veille d’un 5 octobre qui sera commémoré sous le signe de la mobilisation et la solidarité. La société civile fait face à une volonté affichée d’étouffement et d’asphyxie, la loi sur les associations que l’orateur a dénoncée est jugée liberticide.

Le représentant de RAJ a toutefois appelé l’ensemble des acteurs à se mobiliser et conscientiser les citoyens et les citoyennes en vue de créer un rapport de forces de bas en haut, à même de pouvoir changer le régime et de mener le pays vers une démocratie réelle.