En annonçant qu’elle considérait officiellement El Qods comme capitale de l’Etat hébreux, l’administration américaine vient de prendre une décision majeure dans son soutien indéfectible à la colonisation israélienne de la Palestine. En violation manifeste des décisions des Nations-Unies et au mépris de son prétendu rôle de médiateur dans le conflit qui oppose le peuple palestinien à l’occupation coloniale israélienne. Mettant à profit un contexte géopolitique marqué par une déstabilisation brutale de la région, dans lequel sa responsabilité et celle de ses alliés est amplement démontrée et dénoncée y compris aux USA, l’administration américaine vient aggraver une situation déjà insoutenable. Le FFS dénonce cette mesure qui  constitue un mépris flagrant pour les droits historiques et politiques du peuple palestinien. Par ailleurs, cette situation de prime à la violence de l’occupation coloniale et de mépris pour la lutte des peuples pour le droit de vivre libres sur leur terre, n’aurait pas pu s’exprimer de façon si arrogante sans la complicité des élites dominantes de la région empêtrées dans des luttes de pouvoir sectaires, suivistes et capitulardes à l’extérieur et intraitables dans leur rapport belliqueux aux peuples et aux partenaires régionaux.

Les bouleversements majeurs que connaît notre monde n’auront d’issue positive que pour les peuples qui sauront s’unir autour de la défense de leur intérêt commun. Cent ans après le traité Balfour une autre ignominie colonialiste vient de s’abattre sur le peuple palestinien et tous les peuples engagés pour leur droit à vivre dans la liberté et la dignité. Fidèle à son histoire anticolonialiste et à ses engagements en faveur de la lutte pour la liberté, la dignité et la démocratie, le FFS exprime sa totale solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte anticolonialiste légitime pour le recouvrement de ses droits inaliénables.

Le Premier Secrétaire

Mohamed Hadj Djilani