Chers camarades, chers amis, chers compatriotes ;

Nous nous retrouvons aujourd’hui, pour commémorer la mort de notre cher président, le regretté Hocine Ait Ahmed, rahimahou Allah. Quelques soient les hommages, ils n’atteindront la grandeur de son combat, de son parcours, d’une vie donnée pour l’Algérie.

C’est l’occasion pour nous de réitérer notre serment, notre fidélité à l’idéal pour lequel Dda

L’ Hocine a milité 70 ans durant, sans fléchir ni se résigner.

Hocine Ait Ahmed, de son vivant disait dans un message qui –comme tous ses autres écrits-, est encore d’actualité : « Cinquante ans après la proclamation de l’indépendance nationale, nous voici face aux mêmes absences : Absence  d’un Etat de droit, absence de vie politique, absence de constitution digne de ce nom,  absence d’institutions légitimes  capables de protéger le peuple autant que le pays des abus et d’assurer son droit à vivre dans la liberté et la dignité ».

Nous ressentons aujourd’hui, deux ans après sa disparition, le lourd fardeau que constitue l’absence de feu, Hocine Ait Ahmed. Nous disons alors, tout en communion, nous et tous ceux qui croient en le combat d’Ait Ahmed, toux ceux qui œuvrent pour que la « SADAKA DJARIYA », le FFS, soit encore rehaussée, nous disons haut et fort «  ASSA AZEKKA SI L HOCINE YELLA YELLA ».

Chers camarades, chers amis,

Depuis que j’assume mes responsabilités au sein du Parti et tout en étant fidèle aux orientations de notre défunt Président Hocine Ait Ahmed qui disait « donner la parole aux jeunes, aux femmes et aux syndicalistes », ces catégories sociales en toujours constituées une priorité cardinale de notre programme dans le but et de favoriser leur implication au FFS .

Au FFS nous sommes solidaires des mouvements sociaux et syndicaux dans leurs revendications légitimes.

Au FFS nous dénonçons et rejetons toute répression qui s’abattrait sur des manifestations pacifiques. Le droit à la manifestation pacifique et à la grève des travailleurs fait partie des droits civiques et publics.

Que se soit à Bouira, Batna, Oran, Le FFS se bat pour la personnalité Algérienne  et se battra toujours pour le droit d’avoir des droits. Le droit à la manifestation pacifique doit être consacré par les actes, mais pas uniquement dans les textes.

Nous rappelons  que le FFS a déposé un projet de loi le 22/01/2014 pour la reconnaissance officielle de la journée de yennayer 12 janvier de chaque année, comme jour de fête nationale chômée et payé .nous rappelons aussi que le FFS a tenu une conférence à Constantine  la même année  consacrée à yennayer et notre patrimoine millénaire, civilisationnel, historique et culturel.

Par cette occasion je rends hommage à tous les militants de la cause Amazigh et je m’incline devant tous leurs sacrifices.

La consécration de yennayer comme fête nationale chômée et payée, une bataille qui vient d’être remportée, il en faudra beaucoup d’autre luttes pour que la mobilisation pacifique, démocratique et citoyenne s’impose comme un moyen incontournable pour la construction de l’alternative démocratique  dans notre pays.

Chers camarades, chers amis,

Un demi-siècle après la déclaration d’indépendance de l’Algérie, l’évolution du pays semble se préciser. Le régime actuel, menacé dans sa survie car ne pouvant plus s’acheter une légitimité sociale et incapable de compter sur lui même pour valoriser ses ressources et développer durablement l’économie, s’oriente résolument vers un Etat libéral, confié au capital privé national et surtout étranger.

La Loi de Finances 2018 et le discours pendant les élections locales reflète cette évolution, qui ne date pas d’aujourd’hui. Les manifestations d’octobre 88 déclenchées suite à l’austérité imposée à la population déjà privée de ses droits et de ses libertés ont accéléré le processus de libéralisation de l’économie. Le FLN/RND et leurs alliés au pouvoir et dans l’opposition appuient cette ligne politique, l’assument ouvertement en déclarant que le socialisme est mort.

Nous déplorons que la loi de finance 2018 au lieu d’améliorer la situation sociale des algériens et algériennes ne fait que l’aggraver.

Le FFS s’élève contre toute mesure impopulaire de nature à porter atteinte au pouvoir d’achat des citoyens, notamment les plus démunis.

Nous dénonçons le caractère injuste de la loi de finances 2018, elle ampute gravement le pouvoir d’achat des citoyens et citoyennes.

Nous dénonçons son caractère antisocial car il hypothèque les ressources nationales.

Nous dénonçons son caractère anti populaire, antisocial, et anti national avec la privatisation annoncée des secteurs et services publics et l’abandon progressif des subventions.

Cette loi de finances 2018 constitue une trahison des idéaux de Novembre à plus d’un titre.

Chers camarades, chers amis ;

Le projet du FFS  de construction d’un Etat démocratique et social, principal objectif de la déclaration du 1er Novembre et de la Plateforme de la Soummam, porté par un consensus national jusqu’à la libération du pays, est à l’opposé de la vision néolibérale.

Ce projet révolutionnaire vise l’instauration d’un Etat social où l’homme est considéré le centre et la finalité du développement. ses valeurs fondamentales sont le justice sociale, la répartitions équitable des ressources, la solidarité, l’intérêt général partagé et prévalent sur les intérêts individuels. le progrès social est indissociablement lié au développement économique, lequel doit s’appuyer sur les capacités nationales et un secteur public dominant.

C’est la raison pour laquelle la construction du consensus national qui s’est forgée  pendant la guerre de libération nationale, est incompatible avec la voie libérale.

Le FFS, fidèle au combat du FLN historique, incarne cette ligne politique depuis l’indépendance nationale et demeure le porte drapeau de ce combat.

En dépit de toutes les tentatives de déstabilisation du parti, d’attaques mensongères contre son fondateur- le FLN a reconnu qu’elle a été injuste à son égard- de ghettoïsation dans son sanctuaire du centre du pays, de division de son électorat  en créant et en finançant des formations politiques dites d’opposition, à sa gauche et à sa droite, prônant un discours similaire pour brouiller sa ligne politique, en organisant des dissidences et des formations dites indépendantes alliées au système, le régime n’a pas réussi à affaiblir le parti ni à ternir son image aux yeux de l’opinion nationale. Le FFS avec tous ceux qui se reconnaissent dans sa ligne politique demeure la seule alternative à ce régime.

Nous avons donc désormais deux lignes politiques,  que le peuple aura à départager à l’avenir soit par les urnes soit par la rue, si la fraude continue à violer le choix des citoyens au profit du régime libéral en cours de consolidation: la ligne du socialisme démocratique au bénéfice de la majorité de notre peuple et la ligne du libéralisme autoritaire au profit d’une minorité bourgeoise naissante liée au grand capital national et étranger.

Les acteurs politiques et de la société civile devront à l’avenir se déterminer par rapport à ces deux lignes.

Désormais tenir un discours à la fois libéral et social ne devrait tromper personne. Avoir un pied dans le pouvoir un autre dans l’opposition c’est de l’opportunisme politique. Les citoyens ne sont plus dupes il faut choisir son camp.

Le FFS porteur de l’initiative de reconstruction d’un consensus national a toujours considéré le primat du politique sur l’économie car convaincu qu’un consensus économique et social n’est possible sans un dialogue politique, en vue de convenir notamment des modalités d’instauration d’un Etat de droit et de la démocratie dans notre pays, car aucune compétition électorale n’est viable quand le pouvoir demeure à la fois juge et partie des résultats des élections.

le FFS inscrit son action dans la durée avec la mobilisation des citoyens et des acteurs autonomes de la société civile pour expliquer sa ligne politique , y faire adhérer la majorité du peuple  et créer un rapport de force favorable à un consensus national répondant à l’aspiration de tous pour mettre fin au régime actuel  et permettre l’avènement d’une deuxième république fondée sur le droit et la démocratie.

Les résultats des dernières élections locales confortent cette analyse. Le régime, inquiet du fossé grandissant qui le sépare de la population  se construit une fausse légitimité en pré fabriquant des résultats électoraux au profit du FLN/RND et de ses alliés et une machine électorale au niveau local acquise en prévision des prochaines élections présidentielles.

Par ailleurs voyant que la population reste réceptive au discours du FFS, son principal adversaire politique, le régime a tout fait durant ce scrutin pour éviter sa participation en dehors de la Kabylie et pour réduire son électorat dans cette région avec des listes d’indépendants comme elle l’a fait dans le passé en mobilisant les AROUCHS.

Faire tout pour que le FFS ne soit plus le parti leader dans cette région et le déconsidérer aux yeux de la population. Mais la population n’est pas dupe. Non seulement elle a conforté la position du Parti dans son bastion traditionnel mais elle lui a offert des sièges à l’est, à l’ouest et au sud du pays

le FFS est plus déterminé que jamais, à poursuivre son combat politique pour le triomphe des objectifs de la Déclaration du 1er Novembre et de la Plateforme de la Soummam.

Je termine en vous souhaitant à l’occasion du nouvel an et à l’occasion de Yennayer une bonne année pleine de joie, ASSEGAS AMEGAS.

Gloire à nos martyrs

Vive le FFS

Vive l’Algérie  libre et heureuse