Chers camarades, amis de la presse, honorable assistance ;

Azul fellawen, Salam alikoum

Nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre de notre université de rentrée appelée, par la qualité des thématiques qui y seront abordées, à être un événement important dans la vie de notre parti et de notre pays.

Cette activité se tient alors que l’Algérie aborde l’une des étapes les plus cruciales de son existence.

La situation politique, économique et sociale est délétère. La crise s’accentue de jour en jour ; elle est globale, multidimensionnelle et touche tous les secteurs de l’activité nationale.

Les échecs à répétions des politiques décidées et menées par le pouvoir de manière unilatérale propulsent le pays au bord du gouffre.

Ce qui suscite un désarroi général et sape le moral de la population, déjà accablée par la cherté de la vie, la pauvreté, le chômage, les inégalités sociales, la hogra, la marginalisation …etc. L’inquiétude et le mécontentement populaire s’exacerbent et se généralisent.

Chers camarades, chers amis ;

En une année, trois 1ers ministres se sont succédés à la tête du gouvernement se disant tous chargés d’appliquer le programme du chef de l’Etat. Trois 1ers ministres, se vantant d’appliquer des politiques différentes et détenir les vérités absolues mais qui ont conduit à un seul résultat : L’ECHEC. La crise est toujours là. Elle est palpable. Ses affres et ses retombées sont   ressentis de plus en plus par les Algériennes et les Algériens.

Cette gestion hasardeuse des affaires de l’Etat lève le voile sur les contradictions d’un système politique condamné à la disparition.

Pourtant les causes de cette situation sont de notoriété publique : un système politique autoritaire, défaillant, illégitime, en panne de perspectives et de vision future pour le pays, un système en déphasage avec les aspirations populaires ne peut que reconduire l’échec. Les mêmes recettes conduisent aux mêmes résultats.

Le changement et les permutations du personnel au sein du système ne peuvent s’expliquer que par les luttes claniques ou par les reconfigurations internes qui s’opèrent au sein du système lui-même.

Quant aux intérêts du peuple est du pays, ils sont renvoyés aux calendes grecques

Chers camarades, chers amis ;

Pour notre part, nous avons assumé nos responsabilités d’hier, nous exerçons nos missions d’aujourd’hui et nous nous projetons pour faire face aux défis qui nous attendent demain.

Les positions de notre parti sont claires comme de l’eau de roche. A chaque situation, notre parti et nos parlementaires ont eu à s’exprimer, que cela concerne le dernier changement de gouvernement, le programme d’action de ce même gouvernement pour lequel le FFS a voté « non » ainsi que la modification de la loi sur la monnaie et le crédit qui a introduit le financement non conventionnel que nous avons considéré comme une technique qui ne peut être efficace que dans un contexte de gouvernance efficace soumise à la reddition de comptes, à une justice indépendante et à des contre-pouvoirs institutionnels performants.

Face à l’obsession du régime de se maintenir que doit-on faire ? Que peut-être notre rôle aujourd’hui?

La réponse est claire : la mobilisation et la poursuite de la lutte pour l’instauration d’un changement pacifique et démocratique dans le pays.

Notre parti, par ses positions et son action permanente au service des intérêts du peuple et du pays, se dresse contre le pouvoir et ses relais, contre toutes celles et ceux qui veulent nous réduire au statut d’indigène soumis à l’ordre établi.

Nous continuerons de nos opposer avec toutes nos forces aux partisans du statut quo   comme nous ne laisserons pas emporter par les tentations et les solutions aventurières.

Notre ambition pour notre pays c’est celle portée hier par nos pères fondateurs. Instaurer une république démocratique, sociale et souveraine.

Chers camarades, chers amis ;

Malgré la gravité de la situation, il y a des raisons d’espérer. Le rejet de la candidature de l’assassin d’Ali Mécili nous démontre qu’il est possible de gagner des batailles grâce à notre engagement, notre détermination, et notre mobilisation. Mais beaucoup d’autres luttes pour que la mobilisation démocratique et citoyenne s’impose comme un chemin incontournable vers la construction de l’alternative démocratique dans notre pays.

Pour le FFS l’affaire Mecili ne sera close que lorsque la justice sera rendue par la condamnation du criminel.

Chers camarades, chers amis ;

C’est dans cette conjoncture gorgée de risques et de défis, que nous nous apprêtons à aborder les prochaines élections locales, qui sont pour nous une étape dans notre lutte pour l’instauration d’une alternative démocratique.

Notre participation à ces élections intervient sous un système de pouvoir, conçus et pensé contre les intérêts du peuple. Pour le FFS cette participation ne s’inscrit pas dans une logique de partage du pouvoir mais se fixe l’ambition de consolider les conquêtes de la lutte politique et sociale et élargir le champ de la résistance dans notre pays. Ceci signifie que lorsque nous sollicitons un mandat électoral nous nous engageons à porter pacifiquement la lutte politique au sein même de ces institutions. Le candidat FFS s’engage à continuer avec les instruments que lui confèrent la loi et son mandat populaire à l’intérieur des institutions le combat politique qu’il mène en tant que militant au sein de la société.

Notre participation, comme il vous a été expliqué lors de la première conférence,   sera sous le mot d’ordre de la solidarité locale pour construire le consensus national.

La solidarité un des socles idéologique sur lequel notre parti est bâti et sur lequel nous aspirons construire notre société.

Aujourd’hui la coordination des actions collectives que résulte une bonne gouvernance locale à une politique interactive coordonnée et solidaire peut contribuer à la construction du consensus national que nous voulons.

Chers camarades, chers amis ;

Nos élus durant la mandature passée n’ont pas démérité. Nous sommes fiers qu’ils vont tous terminer leurs mandats sans qu’ils ne soient liés ni de près ni de loin aux affaires de malversations, de détournement et de corruption. C’est un élément important et primordial dans notre évaluation.

Nos élus sont liés par un contrat politique et éthique qui leur impose d’être au côté des citoyens et travailler au service de leur pays. Pour la pluparts ils   ont honoré leurs engagements malgré qu’ils étaient confrontés à une multitude d’obstacles voir même à l’acharnement de l’administration dans certain cas. Cet environnement hostile ne les a pas empêchés de remplir leurs missions. Pour cela, ils méritent tout notre respect.

Chers camarades, chers amis ;

Notre conception de la collectivité ne peut être soustraite de notre vision et de notre ambition pour le pays. Seul un Etat de droit peut garantir un développement durable et une gestion efficace de nos communes et de nos wilayas.

Mais cela ne voudrait pas dire que nous n’accordons pas d’importance pour ces entités. Bien au contraire, Si l’Hocine Allah Irahmou nous l’a appris. Il disait être un élu au service de la population dans les contrées les plus éloignés du pays est mille fois mieux qu’un chef d’Etat désigné. De cette illustration ressort la grandeur de l’homme et l’importance que nous donnons aux élus locaux dépourvus de toute prérogatives.

Au FFS nous revendiquons l’abrogation du code communal et de wilaya et toutes mesures visant restreindre le rôle et les missions des élus locaux.

La démocratie participative nous la concevons comme un modèle de gestion et non pas un slogan crue comme certains le veulent. Nous sommes convaincus qu’aucun développement n’est possible, qu’aucune démocratie n’est envisageable sans la participation effective de la population aux processus de prise de décision.

Chers camarades, chers amis ;

Depuis sa création, le FFS se distingue par la cohérence de ses positions, la constance de son opposition, le réalisme et la justesse de ses propositions. Il faut profiter de ce capital de crédibilité pour se distinguer durant la campagne électorale et le mettre au profit de nos concitoyens dans le cadre de notre gestion.

Je termine par vous dire que c’est toujours dans les moments difficiles que notre peuple a su se ressurgir et relever tous les défis.

C’est à nous de susciter cette résurrection, c’est à nous de participer à la naissance de cette nouvelle ère.

Travaillons pour une prise de conscience collective afin de changer notre destin commun et construire l’Algérie de demain. Faisons de la prochaine campagne électorale une étape pour faire entendre cette voix, la voix de la liberté et de la justice et de la démocratie, la voix du FFS.

Je vous souhaite plein succès dans vos travaux.

Merci pour votre attention

Gloire à nos martyrs

Vive l’Algérie libre et démocratique

Vive le FFS