Instance Présidentielle

 

Conférence sur la « Préserver l’Etat Social de la Proclamation de Novembre 1954 »

Siège national le 1 novembre 2017

Intervention d’Ali Laskri,

Chers invités (es),

Chers camarades,

Cette célébration du 63ème anniversaire du 1er Novembre 1954 ne doit pas etre une commémoration rituelle.

C’est d’abord un hommage aux membres fondateurs du FLN/ALN et à tous les martyrs, moudjahidines et militants anonymes de la révolution.

Hocine Ait Ahmed disait : « Ou que vous soyez, nos ainés, nos frères, nos sœurs !

Nous tenons à vous assurer que nous restons vos dignes héritiers, porteurs, fidèles de votre patrimoine historique fait de dignité humaine d’intégrité personnelle, d’amour de l’Algérie, de passion pour la justice et la liberté.

Nous voulons vous dire que notre combat est toujours présent comme si vous étiez vivants.

Et vos luttes continuent à nous inspirer dans notre volonté inébranlable de nous battre pacifiquement au service d’un peuple marginalisé, dépossédé et voué aux pires humiliations »

C’est aussi une occasion de leur rendre des comptes sur les promesses de respecter et de mettre en pratique l’Etat Social proclamé en cette date historique.

Il faut dire à ce régime qu’il ne faut pas sous-estimer les forces sociales et politiques qui convergent et animent la société algérienne, les algériens et les algériennes ne vont pas attendre 132 ans encore pour concrétiser les engagements et le serment de Novembre, après la libération du pays, reste des dettes à honorer, l’instauration d’un Etat démocratique et social, la construction démocratique d’un Maghreb uni.

Nous déplorons 63 ans après que la loi de finances 2018, au lieu d’améliorer la situation sociale des algériens et des algériennes ne fait que l’aggraver.

Nous dénonçons le caractère injuste de la loi de finances 2018, elle ampute gravement le pouvoir d’achat des citoyens et citoyennes.

Nous dénonçons son caractère antisocial car elle hypothèque les ressources nationales.

Nous dénonçons son caractère anti populaire et social, et anti national avec la privatisation annoncée des secteurs et services publics et l’abandon progressif des subventions.

Ce PLF 2018 constitue une trahison des idéaux de Novembre à plus d’un titre.

Nous assistons à la privatisation de l’Etat et des institutions, à la dépossession des citoyens deleurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels.

Les biens publics et les ressources nationales échappent au peuple qui assiste impuissant à la cession par les prédateurs algériens et étrangers de son territoire foncier, des terres agricoles, miniers, dont le gaz de schiste.

Un tel Etat social ne peut se réduire à de simples transferts sociaux.

Il incarne la protection sociale et le droit du travail, les services publics et la politique macroéconomique de soutien de l’activité et de l’emploi.

Un tel Etat doit accorder la priorité au bien-être du citoyen et à la satisfaction de ses droits fondamentaux.

L’avenir du pays ne peut être décidé par l’oligarchie mais ne peut se concevoir que par la participation sans exclusion de tous ses enfants.

La direction prise par ce pouvoir pour un état libéral est en contradiction avec l’esprit de Novembre.

Nous appelons toutes les forces sociales et politiques à l’élaboration d’un manifeste pour un état social en opposition à l’état libéral que le régime est entrain d’imposer au peuple Algérien.

Gloire à nos martyrs

Vive l’Algérie