Chers camarades, chers élus

Au nom de l’Instance Présidentielle, des militantes et des militants, je vous salue toutes et tous. En ce moment, à l’occasion de l’ouverture de la conférence nationale de nos élus, j’ai une pensée particulière pour nos militants qui nous ont quitté durant l’exercice de leurs responsabilités, à l’image de feux Rabah Aissat et Ali Azrarak et autres…

Une responsabilité que vous continuez à porter dans un pays spolié dans ses rêves de liberté, de démocratie et de justice.

Je tiens d’bord à partager avec vous nos sentiments les plus affligés concernant la situation vécue et les difficultés rencontrées par nos concitoyens suite aux épidémies et maladies infectieuses, les inondations et les catastrophes qui sont venues encore un fois et à chaque fois, démontrer à quel point déposséder une population du droit légitime à s’organiser autour de ses propres conditions de vie et de travail, conduit à l’irréparable.

Encore une fois, des orages de saison ont mis à nu des chiffres énormes, des dépenses destinées à finir dans les comptes des affairistes véreux, barons criminels de la corruption qui gangrène toutes les institutions du pays.

Chers camarades, chers élus

Pour vous, la qualité de l’élu n’est pas une carrière, c’est une vocation au service du citoyen et de la démocratie.

Les missions que vous portez en dépit des obstacles administratifs et financiers, et des pressions relèvent de faits de résistance politique, en mettant en jeu votre parcours et votre formation de militants résistants de l’école du FFS.

Vous pouvez être de très bons gestionnaires, mais avant tout, soyez des militants politiques conscients.

Vous êtes des élus du FFS, portant le projet du FFS, militants du FFS.

 

Chers camarades, chers élus

Le droit à l’autodétermination est nié au peuple algérien, alors que le droit d’avoir des droits constitue la raison d’être et la légitimité fondatrice de l’état algérien.

Les libertés individuelles et collectives sont violées systématiquement pour éviter tout contre-pouvoir.

Le pouvoir autoritaire centralisé et policier contrôle le parlement, la justice, la presse publique et privée, empêche la société civile de s’organiser pacifiquement et entrave par tous les moyens (pressions, intimidations, répression, poursuites judiciaires, licenciement, abus de pouvoir, arrestations de journalistes, emprisonnement de militants politiques, associatifs et des droits de l’Homme…) l’action de l’opposition politique.

Sans façon, le régime s’affirme et se drape d’une façade démocratique avec un parlement illégitime qui terni et mis à mal l’image du pays à l’étranger, la constitution amendée a mis en place un système présidentiel ne laissant aucune initiative au parlement.

Chers camarades, chers élus

Nos parlementaires ont rappelé le 02 juillet 2018 à la clôture de la session parlementaire que, au lieu de présenter le bilan annuel du parlement et d’évaluer l’année parlementaire dans le domaine de la législation et sur le plan de l’activité parlementaire, notamment le contrôle de l’action de l’exécutif, les présidents des deux chambres ont profité de cette tribune pour faire la promotion de réformes ratées, imposées par le pouvoir, loin de tout consensus et hypothéquant l’avenir du pays et des générations futures (hydrocarbures, gaz de schiste, privatisation des entreprises, foncier agricole).

Les parlementaires du FFS ont demandé séance tenante, d’observer une éthique politique et de cesser d’utiliser le parlement comme comité de soutien au pouvoir (promotion du bilan du chef de l’état, soutien au 5ème mandat).

Les parlementaires du FFS ont pris la décision de boycotter l’ouverture de la session parlementaire le 03 septembre 2018 pour dénoncer la mainmise du pouvoir exécutif sur le législatif et la mise en péril de l’avenir du pays et l’ascension vers une Algérie démocratique et sociale.

Les parlementaires du FFS ont dénoncé la majorité usurpée et les gouvernements successifs excellant dans la violation de la constitution et des lois, et la pratique des coups de force et de la violence.

 

Devant les coups de force, la violence et la mise en faillite des institutions, les parlementaires du FFS, pour une énième fois, ont boycotté la mascarade du 24 octobre 2018.

Les parlementaires du FFS ont demandé la constitution d’une commission d’enquête sur la réapparition des épidémies et des maladies infectieuses et la gestion catastrophique du dossier de l’épidémie du choléra, ce qui est valable aussi pour les retards et surcouts des projets structurants, des concessions du foncier agricole, des inondations ayant causé des victimes et des dégâts considérables, ce qui reflète la gabegie, la corruption et la mauvaise gouvernance du régime.

Chers camarades, chers élus

Au lieu que leurs discours traitent des grands dossiers de corruption dans lesquels sont impliqués de hauts responsables au niveau du pouvoir, les présidents des deux chambres excellent dans les attaques contre l’opposition et contre tous ceux qui réclament le changement par la transparence et une bonne gestion des affaires du pays.

Le patriotisme aujourd’hui, c’est la construction d’un état fort, nous continuerons de militer pour un parlement souverain, autonome, représentant le peuple et ses aspirations, qui ne seront concrétisées que par un consensus national et l’élection d’une assemblée constituante, prélude à l’instauration de la deuxième république.

Rendre au peuple ce qui lui revient ; le contrôle de sa destinée.

Chers camarades, chers amis

Notre présence dans les institutions élues n’est pas la même que la leur, nous la concevons comme une organisation légale des droits et libertés de notre peuple portée et défendue par des institutions ancrées dans la société et qui incarne des pouvoirs et des contre-pouvoirs clairement définis.

Pour cela, afin d’être en cohérence avec la décision de participation aux législatives et sénatoriales précédentes, le conseil national du FFS  a voté l’option de participation aux prochaines sénatoriales en tenant compte de l’engagement de remettre le parti à ses militants, d’où le choix des candidats à l’élection sera tranché par les élus à travers l’organisation des primaires.

Chers camarades, chers élus

Au FFS, nous nous investissons dans la mobilisation des citoyens, alors qu’ils investissent dans la promotion des affairistes véreux, des dobermans, des barons et des clientèles d’intérêts privés.

 

 

Nous nous investissons à mobiliser les citoyens, la société civile et tous les acteurs du changement, notre approche et consensuelle pour changer le système, nos objectifs, c’est sortir le pays du statu quo mortifère dans lequel le système l’a enfermé et la dépendance étrangère dans laquelle il l’a engagé.

D’où :

  • L’appel du 1er mai aux travailleurs, aux paysans, aux cadres gestionnaires, aux femmes, aux journalistes
  • L’appel aux jeunes à l’université d’été
  • Les assises sociales conclues par un manifeste contre les exclusions sociales.

Des dynamiques politique et sociales afin d’approfondir le débat dans l’espace public, de sensibiliser les citoyens sur l’intérêt d’y adhérer et de partager ces initiatives avec le mouvement associatifs, les syndicats, les entreprises, les universités, les villages et les quartiers.

 

Les objectifs de la dynamique citoyenne et de créer un rapport de force en mesure d’imposer le changement radical du système en refondant l’état sur la base du droit et des principes démocratiques.

Chers camarades, chers élus

Le conseil national du FFS dans son communiqué de clôture de la session du 19 octobre 2018, considère que la priorité des priorités est la sensibilisation des citoyens et des forces vives de la nation pour l’urgente nécessité d’un changement démocratique du système pour préserver la stabilité, l’unité et la souveraineté nationale, comme le préconise notre projet de reconstruction du consensus national.

Au plan politique, restituer le pouvoir aux algériens par l’élection d’une assemblée constituante visant à instaurer un état de droit démocratique et social.

Au plan économique, social, culturel et environnemental, pour assurer un développement durable qui garantisse le progrès social et le bien-être des citoyens.

Chers camarades, chers élus

C’est pour freiner cet élan que notre parti a fait l’objet et fera l’objet d’une campagne de déstabilisation.

 

 

 

Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive, car à l’approche de chaque échéance, nous avons connu et fait face aux manœuvres programmées par nos adversaires et la police politique.

Cette stratégie a pour objectif de nous affaiblir et d’empêcher notre parti de s’ouvrir sur la société.

Chers camarades, chers élus

Il n’y a aucune crise au FFS. Pour le moment, notre priorité est la mobilisation politique du parti et de la société.

Le plan d’action du parti après le congrès extraordinaire démocratique a permis aux militants de reprendre confiance en leurs capacités sur eux-mêmes et leur intervention sur le terrain des luttes. Ils ont renoué des liens politiques solides avec la population. L’audience et la crédibilité du FFS dans la société est devenue forte (organisation de meetings et marches).

Pour nos adversaires et la police politique, c’est cela qu’il faut détruire, c’est cet élan qu’il faut briser. Au final, seuls les actes et les positions politiques permettent la décantation.

Chers camarades, chers amis

Les mêmes perspectives tracées par les martyrs de la démocratie, ouverture tout en étant vigilants en serrant les rangs encore et toujours, pour honorer leurs sacrifices.

Le FFS s’est fixé comme tradition de libérer les débats et de respecter les règles du jeu démocratique. Il doit respecter et faire respecter sa différence qui est d’éviter les pratiques que nous ne cessons de condamner chez les autres formations qui ont vendu leur âme aux maitres de l’heure.

Chers camarades, chers amis

Nous espérons que notre rencontre d’aujourd’hui par ses conclusions, parvienne à toutes celles, et à tous ceux, à l’intérieur comme à l’extérieur du parti, qui sauront se mobiliser et se rassembler dans la rigueur et la fraternité pour la réussite et le triomphe des idées et du projet du FFS lors des prochaines échéances politiques et organiques, et pour qu’enfin l’Algérie jouisse de son droit à l’autodétermination.

Avec mes fervents souhaits de réussite

Vive l’Algérie libre et démocratique

Vive le FFS  Gloire à nos martyrs