Chers camarades,

Azul, salam

Le FFS dérange !

Le régime prônant la continuité, poursuivant l’option de l’alternance clanique en opposition à l’alternative démocratique, ne cesse de discréditer la véritable opposition, de l’isoler afin de la couper de la population, de la diaboliser en utilisant tous les moyens notamment médiatiques (réseaux sociaux, sites électroniques, blogs, presse… etc).

Parce que la ligne politique du FFS inviolable dérange au plus haut point le régime.

Elle dérange parce qu’elle exige avec détermination et intransigeance le respect du droit à l’autodétermination du peuple algérien.

Elle dérange par le combat pour la protection des droits de l’Homme, le respect des libertés individuelles et collectives, la vérité et la justice.

Elle dérange par la consécration du principe d’égalité et de justice.

Elle dérange par la protection de l’état social en opposition à l’état libéral conformément à la déclaration du 1er novembre 1954, dont le serment a été trahi.

Elle dérange en revendiquant la primauté du politique sur le militaire, sachant que l’armée détient le pouvoir et investit qui elle veut des prérogatives de ce pouvoir.

Elle dérange par l’autonomie du FFS, par ses principes, ses valeurs intangibles, non négociables.

Elle dérange par le rappel sans cesse de l’illégitimité des institutions et de leurs dirigeants non élus démocratiquement.

Elle dérange par le refus de Hocine Ait Ahmed d’être enterré par ce régime. Il a eu droit à des funérailles grandioses et populaires.

Ceci est tellement insupportable que le régime ne cesse à travers son administration, ses services et sa police politique, ses médias, d’agir pour infiltrer, neutraliser, diviser, faire imploser et le discréditer auprès de la population.

Chers camarades,

Depuis la création du FFS, il n’y a pas une seule année ou le FFS n’a pas subi les foudres du régime sous une forme ou une autre, surtout à la veille de chaque congrès et élection.

Nous assistons à une nouvelle campagne, des titres alarmants « crises, luttes de clans, purge » d’un « FFS qui se déchire »…etc.

Une fois de plus, le FFS qui a connu et déjoué de nombreuses tentatives de désinformation et de déstabilisation dans le passé, ressort de ces épreuves plus fort que jamais, car sa ligne politique est inviolable, fidèle en cela aux martyrs de la révolution et de la démocratie, sa base militante responsable restant unie et solidaire.

Ne se contentant pas de désinformer l’opinion, l’attaque est portée à son projet de reconstruction d’un consensus national et sa dimension populaire, en la banalisant avec la publicité accordée à d’autres initiatives dont l’opportunité et l’ambition est l’élection présidentielle fermée autour d’un consensus dont la finalité n’a pas le même contenu que le projet du FFS.

L’offensive actuelle opportuniste pour un consensus national autour de l’élection présidentielle ne doit pas faire amalgame dans l’opinion avec notre projet politique. Le consensus que nous portons est un consensus populaire sain et sincère, et non un consensus d’appareil.

Le consensus du FFS, sa version est de gauche, social et non de droite libérale, ultra libérale.

Le consensus que nous portons prône le changement du système, ce qui n’est pas le cas avec celui se conjuguant avec l’affairisme.

La version de notre consensus est d’abord politique, pour le primat du politique sur le militaire, pour le primat du politique sur l’économique.

Nous refusons de divertir l’opinion dans un pseudo débat politique pour faire diversion par rapport aux scandales de corruption, aux luttes de clans.

Nous réaffirmons que notre projet et notre démarche incontournable est la seule en mesure d’éviter au pays une crise majeure pouvant porter atteinte à sa souveraineté et sa sécurité.

Chers camarades,

En juin 2006, nous avons anticipé en dénonçant l’alternance clanique, la révision de la constitution, une constitution pour chaque président, un mandat à vie, en opposition à l’alternative démocratique. Se retrouvant devant la solution à la Mugabé du Zimbabwé, au lieu d’une solution à la Mandela en Afrique du sud.

Profitant de l’instabilité dans la région, du patriotisme des Algériens, printemps arabe oblige, la classe politique du pouvoir, les arrivistes dans la politique, les affairistes véreux (qui ont profité des richesses de l’état transférées vers le privé), se sont accaparés des institutions – la patrie pour les riches, le patriotisme pour les pauvres-.

Pourtant, le bilan apparent du pouvoir se lit dans la corruption politique et morale de la société, la destruction de nos valeurs culturelles, nos principes et le sens de l’honneur du peuple.

Il se lit dans la dépolitisation, dans la démobilisation de la jeunesse, dans la dépersonnalisation de l’Algérien.

Pour cela, tous les extrémistes profitent de la faiblesse et le laxisme de l’état, occupant les espaces, l’Algérie est réellement en danger. Ce pouvoir met le pays en péril.

Au FFS, nous réaffirmons notre position, ni état policier, ni république intégriste.

La bipolarisation aujourd’hui, c’est de se déterminer pour la protection de l’état social en opposition à l’état libéral.

Que faire ?

Certes, il est difficile d’expliquer le silence de la rue algérienne devant une campagne insolente du candidat du consensus.

Alors que la crise dans notre pays est une crise de système et la solution encore une fois, ne vient pas d’une élection présidentielle en l’absence d’un état de droit.

L’erreur du pouvoir algérien est de trop, c’est que la solution d’un mandat à vie ou à la Mugabé va réveiller le volcan dormant dans un sursaut de dignité du peuple algérien par la protestation pacifique, politique.

Les combats que nous menons pour sortir notre pays de la crise politique, économique, sociale, culturelle, environnementale et sécuritaire ne sont possibles que grâce à la mobilisation de nos militants sincères et responsables, à la mobilisation de la population, et la résistance citoyenne.

Chers camarades,

Notre ligne politique est inviolable, écrite par le sang de nos martyrs et les sacrifices d’une vie entière de notre Président, Hocine Ait Ahmed. Nous la résumons par l’instauration de l’Etat de droit et la démocratie, une constitution par le peuple, et pour le peuple à travers un processus constituant dont l’aboutissement est l’Assemblée Nationale Constituante et l’avènement de la deuxième république.

Vive le FFS

Vive l’Algérie

Gloire à nos martyrs