Alger, le 18 février 2017
Chers amis, chers camarades congressistes
J’ai le privilège et la joie d’adresser de tout cœur, mes remerciements aux invités venus assister à l’ouverture du congrès de la fédération FFS d’Alger.
Mes salutations fraternelles vont aussi aux congressistes présents à ces assises, qui ont une portée à la fois politique et organique pour notre parti.
Chers amis, chers congressistes ;
Le printemps qui s’annonce n’apportera pas de changement et ne sera pas démocratique. La nature du système reste fondamentalement inchangée et broie toute volonté de réformes sérieuses. Pour cela, il est plus que jamais nécessaire de préparer notre organisation à affronter les échéances à venir pour faire valoir nos idées, nos propositions de sortie de crise et notre projet de reconstruction d’un consensus national.
Dans la situation actuelle nous devons veiller à ce que la marge d’erreur soit réduite. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de nous tromper, nous ne devons pas nous égarer et nous ne devons pas céder aux facilités du moment.
La stratégie de l’opposant que nous sommes ne peut, ni se veut calquée sur celle du régime.
Nos priorités demeurent les mêmes, nos objectifs aussi. Nous militons toujours pour asseoir une alternative démocratique et pacifique crédible au système politique en place. Nous aspirons à un avenir meilleur pour notre pays et nos concitoyens. Pour y parvenir, nous devons nous engager et redoubler d’efforts ; nous n’avons pas le droit à l’erreur.
Pour rendre le changement possible, toutes les catégories sociales doivent s’organiser, militer et s’engager en faveur d’une alternative démocratique et sociale. La conjugaison des efforts de toutes les forces de changement, la reconstruction de la confiance avec la population, le retissage des liens sociaux, la réhabilitation du politique sont des conditions nécessaires pour mettre fin au statut quo et imposer le changement pacifique et démocratique.
Le changement auquel nous aspirons doit être global et l’œuvre de toutes les forces politiques et sociales. Les réformes exigées par la société consistent à changer tous le système avec ses règles de fonctionnement.
Cela nécessite l’implication de toutes les Algériennes et de tous les Algériens, car il s’agit de la reconstruction du consensus national.
La réussite de votre congrès sera fondamentale pour notre parti et permettra de consolider notre organisation, d’améliorer nos résultats et d’élargir notre représentation politique et sociale, en harmonie et en cohérence avec nos valeurs et nos objectifs politiques primordiaux.
Cher amis, chers congressistes ;
Vos efforts, votre abnégation, votre ferveur, votre engagement n’apporteront que réussite et permettront aux citoyens à reconnaitre les leur. Oui, la population se reconnait dans le FFS, la société adhère à notre projet et veut nous accompagner dans nos quêtes de liberté, de démocratie et de justice sociale. C’est pour toutes ces raisons que nous devons être à la hauteur de la confiance placée en nous et porter haut et fort les aspirations démocratiques de nos concitoyens. Cela est notre engagement, c’est notre devoir. Nous sommes dans la société et sous le regard du peuple, soyons à la hauteur de nos missions.
Je vous le dis sincèrement, la société saura reconnaitre et distinguer la légitimité des uns et des autres, l’abnégation, la probité, l’engagement et la sincérité feront la différence.
Chers amis, chers congressistes,
En cette journée nationale du chahid, nos vœux sont la réappropriation des valeurs de Novembre et de la Soummam.
Nous militons pour la construction d’un véritable Etat démocratique et social et la naissance de la deuxième République Algérienne afin de mettre un terme au système d’oppression.
Chers amis, chers congressistes
Il me reste qu’à vous dire bon courage et bonne réussite dans vos travaux. Puisse ce congrès suscite l’émulation au sein de nos militants, de nos sympathisants et amis (es) et inchallah il révolutionnera nos résultats futurs au niveau de la capitale ALGER et notre cher pays l’ALGERIE.
BONS TRAVAUX
TANEMMIRT