3ème anniversaire du décès de Hocine Ait Ahmed

Chers camarades, chers amis, chers invités  Azul fellawen essalam alikoum

C’est avec une grande émotion que nous nous retrouvons  aujourd’hui en l’absence  d’un camarade très cher. Khaled Mokrani, secrétaire national chargé au suivi des fédérations, qui nous a quitté il y’a quelques jours.

Le FFS vient de perdre un Homme digne et loyal et de valeur, un militant sincère et fidèle, un cadre engagé, je vous invite toutes et tous à avoir une pensée pour lui.

Chers camarades, chers amis, chers invités

Nous sommes réunis aujourd’hui à Alger, dans cette salle, pour commémorer ensemble la 3eme année du décès du président éternel du FFS, feu Hocine Ait Ahmed. L’homme respecté par tout le peuple algérien et l’ami de tous les frères marocains et tunisiens, présents ici parmi nous, pour confirmer la dimension maghrébine de l’homme qui a consacré sa vie et son combat par un Maghreb démocratique des peuples.

Il est difficile pour nous de nous exprimer en ce jour, triste et cher à la fois. Triste parce qu’il y’a trois ans, nous avons perdu, l’Algérie a perdu, le Maghreb a perdu l’un de ses plus valeureux hommes, qui a consacré sa vie pour la liberté, la démocratie et la justice sociale.

C’est aussi un évènement cher, qui a rappelé combien les Algériens et les Algériennes ont de l’estime pour notre président, feu Hocine Ait Ahmed, lorsqu’ils sont venus des quatre coins du pays assister à un enterrement populaire, à la mesure de l’homme et de son parcours.

Chers camarades cher amis chers invités

Le combat de feu Hocine Ait Ahmed pour l’indépendance du pays était indissociable de son combat pour un grand Maghreb démocratique des peuples.

Le Front des Forces Socialistes est convaincu qu’unir les peuples maghrébins est possible, car tous les rassemble : l’histoire, la religion, la langue et que rien ne les sépare et divise.

Notre identité et langue amazighe a été au cœur du combat de notre président, feu Hocine Ait Ahmed, car c’est le ciment de l’unité nationale et le facteur de la construction et d’intégration maghrébine.  Nous réaffirmons aujourd’hui notre attachement à l’identité et langue amazighe.

Nous disons cela pour condamner les propos de certains pseudo représentants du peuple qui sèment la haine, la division et le racisme entre les algériens qui sont jaloux de l’unité de leur nation avec l’islam, l’amazighité et l’arabité, qui constituent les valeurs identitaires et culturelles de notre peuple.

L’Algérie ne peut se construire sans la Kabylie, et la Kabylie ne peut exister loin du reste de l’Algérie.

Le pouvoir et sa clientèle ne cessent pas d’œuvrer à diviser les Algériens, Mozabites, Arabes, Kabyles, Chaouis…Nous leur disons non ! Nous sommes tous des Algériens.

Le FFS appelle le peuple algérien à redoubler de vigilance et à éviter toute manipulation et diversion afin de préserver la cohésion sociale et l’unité nationale.

Chers camarades, chers amis

La vie de si l’Hocine a été une leçon de sacrifice et militantisme, sa mort et son enterrement ont été une leçon de patriotisme et d’harmonie avec le peuple, avec les Algériens et les Algériennes.

De son vivant, Hocine Ait Ahmed a œuvré pour un contrat politique, nous réaffirmons aujourd’hui notre fidélité à la ligne politique tracée par notre défunt président.

Le projet de reconstruction de ce consensus après l’indépendance du pays, pour instaurer un Etat de droit, démocratique et social, a été à l’origine de la création du FFS et son fondateur feu Hocine Ait Ahmed Allah yerahmou, n’a pas cessé de prôner la nécessité d’une assemblée constituante à la faveur d’une alternative démocratique pacifique consacrant la deuxième république.

Hocine Ait Ahmed et sa vision d’une Algérie unie, démocratique et sociale dépassent les clivages partisans.

Le FFS est profondément convaincu que la reconstruction du consensus national est la seule alternative afin d’éviter au pays une crise majeure pouvant mettre en péril son unité et sa stabilité.

Dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives , le FFS reste fidèle à son projet de reconstruction du consensus national, à l’élection d’une assemblée nationale constituante et l’instauration de la deuxième république.

Nous sommes conscients de la responsabilité de poursuivre le combat de notre président feu Hocine Ait Ahmed. Nous ne ménagerons aucun effort pour construire les ponts avec la société pour construire l’avenir et réaliser le consensus national et populaire, car le peuple est la seule source de légitimité.

Si le peuple algérien porte une grande estime à l’égard de Hocine Ait Ahmed, c’est parce que si l’Hocine a mis le peuple au cœur de son projet politique.

Les Algériens qui ont payé le prix fort pour l’indépendance du pays, sont capables aujourd’hui de se mobiliser, ils sont appelés à affronter les défis qui guettent le pays et à réaliser le consensus national et populaire.

Chers camarades, chers amis, chers frères invités

Hocine Ait Ahmed a déclaré à la salle Harcha, le 05 février 1999  « Osons un avenir démocratique. Osons l’Algérie de la liberté, de la tolérance et du respect mutuel. Donnons à notre jeunesse les moyens de s’accomplir. C’est à elle qu’il revient de construire un Maghreb du troisième millénaire. Un Maghreb des droits de la personne humaine, de la démocratie et d’un marché commun. Il n’existe pas d’autre entité capable de faire prévaloir des conditions de justice et d’équité face aux défis de la globalisation. »

L’idéal démocratique est un rêve auquel aspirent tous les peuples du Maghreb, il signifie la justice, la dignité, la liberté et le développement.

Nous sommes convaincs au FFS et nous voulons partager ce rêve avec notre peuple.  Le processus du changement est irréversible. La démocratie, la justice sociale, le progrès, les droits de l’homme triompheront bien un jour.

Vive le FFS, Vive l’Algérie,

Vive le Maghreb démocratique des peuples,

Gloire à nos martyrs.